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blog de voyage sans prétention pour ceux qui ont envie de nous suivre

MAMAN LES P'TITS BATEAUX...

 

MAUPITI , LE CADEAU AUX VOILIERS

Nous avions raté Maupiti au retour des îles Cook, pour c

ause de mauvaise météo,  mais aujourd’hui, les conditions sont réunies et on n’a pas envie de quitter la Polynésie sans nous faire ce plaisir.

Départ pour cette destination mythique (la petite Bora) à minuit ; nous avons 14 h de navigation  et nous voulons être devant la passe à 14 h par sécurité.  

Après un repas bien arrosé chez Fabienne et Jean Christophe

 

(un petit air de repas dominical familial), un moment convivial avec des gens sympas, nous montons a Fare pour être près de la passe pour un départ exceptionnellement de nuit.

Alain va à 17 H au village s’asseoir pendant 2 h sur le trottoir de la mairie pour envoyer le blog précédent.

Je prépare le bateau : ranger, nettoyer, fermer les hublots, préparer le sac pour si on doit évacuer en urgence ;  Une étape à ne pas négliger, même si les conditions sont bonnes. Des fois qu’on taperait une baleine…

Réveil à minuit, la lune n’est pas encore levée,  il fait nuit noire. La mer est calme, pas de vent. Parfait pour une sortie en douceur, mais …

 

LES VOILIERS TAPENT ILS DANS  LES BALEINES ?

Les yeux pleins de sommeil, on lève l’ancre et en 5 mn on est dans la passe que l’on connait bien et qui ne présente aucun risque ; on regardait un halo blanc a bâbord en nous demandant ce que c’était (en fait les lumières de Raiatea au loin), quand je dis « Alain ! il y a une grosse masse noire devant à tribord ! » Et là, tout de suite,  un choc contre quelque chose de mou a l’étrave tribord ; ça n’arrête pas Alaïa, ça dévie juste un peu sa route.

Immédiatement deux souffles de baleines sur l’arrière tribord !

 On est perplexes ! Mais on ne doute plus, on vient de taper dans une baleine dans la passe…

Alain est rassurant  « tout va bien », (on vient quand même de se  taper une baleine a la sortie de la passe ! ah ah !) on continue !

Je lui demande juste de descendre voir dans l’atelier ; de toute façon,  si il y avait une voie d’eau, on entendrait les pompes se mettre en route, comme ça a été le cas dans la couchette avant bâbord quand le boulon de la plaque de masse a cassé pendant le retour des Cook et qu’il y a eu un petit jet remplissant le bateau ; une pinoche et ça tiendra jusqu’à la sortie  express du bateau prévue à Papeete .

L’heure suivante se passe à écouter les bruits du bateau. Tout va bien, on  croit avoir rêvé !  On a tapé une baleine dans une passe de nuit ; il faut l’écrire tout de suite, à chaud !!!

3 jours après Laura et Yann nous racontent que lors de leur traversée du Pacifique, il a regardé machinalement a  l’avant et a du  lofer violemment pour éviter une baleine immobile juste devant eux.  «Nous aurions beaché dessus ; le choc aurait été violent, surtout pour elle.. »

Sur les ferrys qui font la jonction entre Papeete et Moorea, une association de protection de l’environnement met des veilleurs pour empêcher les collisions.

Il est connu que les baleines dorment parfois dans les passes, mais souvent sur le côté en surface.

 

L’ATTAQUE DU REQUIN A MOOREA

A  Moorea une femme s’est fait mordre les deux mains et le sein pendant une sortie « baleine » par un requin « parata » pendant notre traversée vers Maupiti, 1 mois après nos découvertes en solitaires des baleines au même endroit !

Le monde entier en a parlé, radio cocotier, les familles de ceux  que l’on croise s’inquiètent… Nous ça va, pas de panique dans nos familles. La  dernière attaque remonte en 1992 ; mais on aimerait connaître les conditions exactes … comprendre.

Faute de baleine, ce groupe qui n’était pas guidé par un professionnel mais par le salarié d’un hôtel qui a fait un « extra », s’est mis à l’eau au milieu d’un groupe de globicéphales ; Le requin longimanus ou Parata peut mesurer jusqu’à 4 m de long ; Il est connu pour se nourrir des déjections des gros dauphins et des déchets organiques, on l’appelle l’éboueur des mers ou requin des naufragés. C’est un poisson pélagique, dont la réserve de nourriture est limitée, son seuil d’hésitation à  approcher des objets inconnus est très bas ; Il s’approche rarement du bord et vit surtout dans les grands fonds. Il est connu comme étant dans les groupes de globicéphales et non auprès des baleines donc qu’il faut éviter de se mettre a l’eau avec eux. 

Damien nous raconte qu’ils ont plongé le lendemain de l’accident avec Pacific Attitude. 5 requins ont foncé sur eux du fond de la mer, la monitrice a été super, elle les a regroupés, rassurés, dit de ne plus palmer du tout et de ne pas avoir peur ! Ils sont repartis … Facile, et chapeau à l’encadrante…

 

PLONGEE A MAUPITI

Pour ma part j’avoue être un peu moins sereine avant la plongée du lendemain, mais on continue bien à prendre la voiture malgré tous les accidents graves ... Alors plonger hors du lagon à Maupiti où la mer est rarement calme et où il y a peu de plongeurs, ça ne se loupe pas… On ne voit aucun requin, et j’en suis ravie.

Mais nous avons été déçus par cette plongée ; le corail est aussi pâle que dans les autres lagons, et il y a très peu de vie. En revanche, 2 baleines et un baleineau nous on fait un ballet le long du récif, mais sans s’arrêter. Tout d’un coup, une grande nappe marron rouge a évoqué la probabilité d’un accouchement, on ne voit rien mais on est émus, un souffle de plus nous confirme l’hypothèse.  

On a gardé la main ;  un beau Thazard

à partager à l’arrivée à Maupiti. Super mais le frigo tombe en panne et ne fonctionne pas pendant 4 jours, le temps de trouver la cause et de faire venir la pièce. Elle arrive le dimanche à 16h en avion… Au quai à 200 m du bateau.

 

MAUPITI

Une île haute à 20 milles de Bora-Bora ; 10 kms de circonférence et 1 200 habitants vivant au pied d’une barre rocheuse le long de la seule route qui fait le tour de l’île, ou sur les motus de la barrière de corail ; ici, 5 avions par semaine et un bateau par mois car la passe est impraticable dès que la houle de sud fait plus de 1,20m ; du coup un isolement supérieur à certains atolls des Tuamotu. Dans les petits magasins, très peu de choix et  une seule agricultrice pour l’île.

Tous les guides et blogs mettent en garde contre la seule passe de l’île orientée au sud est ; elle est très longue et étroite, et le courant (toujours sortant) contre la houle de sud et le vent d’est, lève un mascaret violent ; beaucoup de voiliers ont dû faire demi tour et quelques uns se sont échoués. Le Maupiti express qui faisait la navette depuis Bora Bora a été arrété ; En bref Maupiti se mérite, et on est heureux d’avoir eu les bonnes conditions en fin de voyage . La passe est très belle,

 le relief magnifique et le lagon nous offre un dégradé de bleus superbes ; ce cadre exceptionnel est associé a une tranquillité absolue car il y a très peu de voiliers et de touristes.

Les habitants refusant les hôtels, il n’y a que des petites pensions. « Nous voulons pouvoir dormir tranquilles » me dit la dame qui vend les légumes ; elle a sûrement raison car  nous retrouvons le bonheur de ne pas fermer Alaïa quand nous nous éloignons, ce qui n’est pas toujours le cas  dans les îles sous le vent.

Vaiea est un petit village tranquille pelotonné au pied de la falaise. Fin 1977 un cyclone  a dévasté une partie des infrastructures de l’île et les maisonnettes standardisées sont conçues pour résister aux conditions extrêmes ; dans les jardins, il y a les tombes familiales ; ici, encore plus qu’ailleurs, pas de cimetière. Dessus des objets du défunt. Son déambulateur, sa photo, son bol…

L’ascension du Teerufaatiu (400 m) dès le lendemain nous dévoile la splendeur

+film du lagon peu profond.  Contrairement à Aïtutaki aux îles Cook on a le droit d’y naviguer, et  s’arrêter près des habitants assis dans l’eau sur les bancs de sable pour pique niquer ou préparer les oursins,

 

LE PRINCE DE LA MER

Si vous avez encore envie de rêver entrez chez le « PRINCE DE LA MER »

 natif de Maupiti  et chanteur connu, il construit depuis 30 ans une maison de coquillages ; c’est plus petit mais plus drôle et théâtral que la maison du Facteur Cheval. Il raconte comment les beautés de la mer deviennent des animaux du ciel et de la terre dans ses rêves, dans un décor de lune et de soleil

un poisson pierre, un koala, un rapace,

 une tortue…

 J’ai eu la chance de le rencontrer seule,. 3 heures de rire et de rêve ; il me fabrique en 5 mn un chapeau à ma taille

  m’offre un cocktail de coco, un bijou coquillage, me présente son ami le kaveu qui me salue de la patte

et nous parlons 2 h de plus sur sa plage avec sa compagne ; il se demande ou sont les touristes. Il est à peu prés le seul lieu à visiter de ce lagon.

Que ça fait du bien les artistes et poètes ! préservons les, écoutons les, ils ont tellement de dons qui peuvent nous ressourcer si on sait s’arrêter et les écouter ; un vrai yoga mental.

 

LE MARCHE

2 étals, un de fruits et légumes, un de paréo et de sandwichs. Tout est réservé à l’avance ; il n’y a plus grand-chose ; je m’assoie et je parle de tout et de rien. Le « non  » devient « oui »  et les mangues délicieuses sont sorties de sous la table ; elles me sont vendues à petit  prix. On a sympathisé, c’est tout…

3 jours après, Alain va voir si elle en a de nouveau ; elle ne le reconnaît pas « il n’y en a pas » ; je repasse devant elle 10 mn plus tard : «  Alors tu ne veux pas de mangues aujourd’hui » et elle me sort un beau tas de dessous la table et son beau sourire..

Nous sommes dans une petite île, peu ravitaillée, ici, tout se recycle ;  Je lui avais offert tous mes bocaux de conserves vides et des bricoles... un trésor !

Là il y a des bonnes plages pour le kite, 

 vent qui ramène a la plage, donc je reste pour la sécurité , ce qui permet a Alain de retourner au bateau ; bon il est rentré dans celui des voisins,

mais avec sa bonne étoile, pas de dégâts..

Il ne reste plus qu’à démêler, je ne savais pas qu’il aimait autant le tricot !

 Le soir on fait la fête avec les voisins et ce qu’il reste à bord

; ils viennent avec les enfants, Myriam retrouve ses réflexes de maman gateau : du riz, des raisins de Corinthe pour les  yeux, les vaches qui rit (le seul fromage qui se garde hors frigo) des crêpes et pop corn ; vous auriez vu les yeux de ces 2 petites filles ! On admire souvent ceux qui naviguent avec des enfants jeunes ; quelle énergie cela demande ! Dire qu’on a failli faire ça.

 

L’ HAWAIKI NUI

C’est une grande course de Va’a (pirogue polynésienne à balancier, à 5 rameurs et 1 barreur qui a lieu une fois par an, en novembre. Ici, c’est un peu comme le tour de France chez nous ; la folie sur l’eau et à terre, avec une soixantaine d'équipages qui viennent de tout le Pacifique. Ils partent d’Huahine pour Raïatea, le lendemain ils font le tour du lagon de Raiatea Tahaa et finissent le dernier jour par un sprint en haute mer vers Bora Bora, pour un total de 70 milles.

La course est retransmise intégralement en direct à la télévision, et toute la Polynésie la suit en débattant passionnément des favoris et des challengers.

Le départ à Huahine est l occasion d une grande fête pendant 1 semaine et à l’arrivée a Bora Bora, les équipages se lâchent et la biere peut enfin couler a flot, la performance sportive étant terminée.

Nous croisons la course au moment du sprint final, le spectacle de ces pirogues qui surfent la houle du large et de tous les bateaux suiveurs est magnifique. 

Petite escale à Tahaa, l’île de la vanille, belle balade avec des copains retrouvés, un jeune nous accompagne sur quelques pas et nous fait une  super decouverte botanique ; au détour d un virage, on tombe sur un fa'apu (endroit où ils cultivent), et une dame nous offre un chapeau en coco  A l’arrivée un bon resto, mais c est pas le tout il va falloir rentrer, c est à dire faire la moitié du tour de l’île sur une route où il passe très peu de monde ! Qu’à cela ne tienne, Myriam va discuter avec un couple de popa'a ,et nous voilà tassés a l'arriere du pick up qui nous ramène après un détour pour nous faire visiter son adorable maison qu’il a construit lui même, ambiance Reiki et fleur de bach ; si doux, pas de fenêtre ni de porte, les pieds dans l’eau ; merci William et Annick.

 

HUAHINE  la douce

Décidément nous aimons cette baie d’Avea où il fait bon vivre.

Nage sans requins dans une eau claire, plage de kite excellente, ballade à pied sans dangers,  chasse-sous marine la nuit  avec Will et son frère . Je montre mes bijoux

et mes recettes de pain à Vaihana,  son mari en raffole. En Polynésie, le pain n’est pas  bon ; les boulangers sont rares, avec l’humidité faire un bon pain qui se conserve est compliqué.

La Dengue est là aussi. Elle s’attrape par les piqures de moustique, et n’est pas contagieuse, en revanche, si tu es piqué après celui qui est contaminé, mauvaise pioche, il faut attendre entre 2 et 7 jours pour savoir si tu es atteint ; Jean Christophe et Yves y ont droit, épuisés, douleurs, fièvre. Traitement symptomatique : Doliprane, pas d’aspégic ni anti-inflammatoires qui augmentent le risque hémorragique ; Il y a 3 sortes de dengue, donc on peut être immunisé, mais si on a eu les 3 !

Les Polynésiens rigolent, ils ont le cuir dur ? Pas sûr . On entend parler d’un vrai problème de santé publique sur certaines îles … Bien sûr je demande à mon amie cultivatrice ce qu’elle fait, elle  m’offre de son mélange  prêt pour la famille au frigo : l’infect noni qui soigne.  je saute de joie et de rire car Alain a horreur de ça et il commence à être touché… mais entre ça, le ginseng ; (d’une efficacité redoutables 16) et les tisanes de curcuma gingembre, on est sur pied en peu de temps ; c’était seulement un petit épisode grippal. 

Les  catamarans se recyclent aussi à Huahine, ils transforment ceux qui se mettent sur le récif en « bateau maison »; ils découpent le pont et le pose sur des murs de 2 m de haut en parpaing (dommage on a perdu la photo!)

Les anguilles aux yeux bleus de Faie sont dans une petite rivière en liberté, nourries par la dame du petit stand a côté avec du maquereau en boite, comme attraction quand les tours opérateurs viennent. Elles sont énormes, gluantes, vives, fort désagréable quand elles te frôlent les jambes ; La légende dit  que les enfants pas sages se transforment en anguille, raison pour laquelle elles ne sont jamais mangées.

Dimanche, journée pique nique sur Alaia, au-dessus des raies mantas, à la lisière du tombant,  un moment magique pour ceux qui ne sont jamais montés sur un voilier.

Contemplation des raies léopard et pêche du io io  par Michel avec un fil simple et un hameçon basique ; on vit au dessus de ce poisson depuis des semaines et on ne l’a jamais vu. Il est bon à manger cru.

Je continue à donner des petits cours de nage à des femmes. Oter ce masque Tribord , bien pour barboter mais inadapté pour nager ; prendre une petite bouée pour se signaler aux annexes, aux jets ski, et se reposer si besoin. Plusieurs hommes Polynésiens ont exprimé qu’ici, si la femme va à l’eau, c’est pour pêcher, inutile de nager pour rien, que ça c’est leur activité physique, que c’est plus intelligent. On ne va pas aborder le problème de surpoids avec eux, c’est trop compliqué.

 

PAPEETE  

Nous voilà de nouveau en ville pour les derniers préparatifs du bateau avant la vente, il y a encore un peu de boulot d'entretien avant de passer la main

 la ville est décorée, les lumières et les guirlandes de Noël sous les tropiques, ça fait drôle !

 Enfin une belle randonnée à Tahiti, montée au refuge de Fare Mato avec Clem, depuis le belvédère ; 2h 30 de montée et 2 H de descente très très raide .

On marche sur un sentier étroit, entre les fougères fixées sur le bord du précipice  et qui cachent le vide. Pluie, vent, brouillard qui rendent les racines glissantes, mais la vue est superbe quand les nuages se déchirent.

Par moment on sert les fesses quand on marche en crête le long des à-pics vertigineux et on a une pensée émue pour notre copain Basque Robert ; on vient d’apprendre qu’il s’est tué à Hapatoni,  il y a 15 jours, d’une chute dans un ravin.

Nous faisons une sortie express de l’eau pour changer la plaque de masse qui est partie, nous en profitons pour passer un coup de karcher et remettre une couche d’antifouling pour qu’Alaia reste propre jusqu’au prochain carénage.

Les 4 heures se passent sous une pluie diluvienne, la seule de la semaine ; l’horreur.  Heureusement on avait Cédric et Florian pour nous aider.

Dernier repas aux roulottes Polynésiennes avec nos amis. Premiers pas de Moana avec des chaussures et cadeaux de  livres et jeux par Clem , denrée rare ici.

Nous sommes tristes de partir, très  heureux de  rentrer, un peu décalés pour Noël, à peine sortis de la mer et surtout très « nomadisés ».

En 15 mois ou 471 jours de navigation en Polynésie nous avons parcouru 6000 milles, découvert (partiellement) 3 archipels, 20 îles ou atolls, navigué 20 nuits, levé 180 fois l’ancre, passé seulement  7 nuits dans un port et rencontrés de nombreux Polynésiens et voyageurs..

Ici on vit hors de la consommation, avec très peu  de nouvelles du monde, on ne dépense rien. Pas de loyer, peu de carburant, déplacement avec le vent , les loisirs sous le bateau, la nourriture est simple, souvent fournie par la nature , les habits tiennent dans un petit placard, pas de mode, pas de froid…

On communique difficilement avec la France, car toujours décalés ; Nous écrivons les messages hors connexion, ils partent des fois quelques jours après, quand nous allons dans un café ou une mairie qui a le réseau ; ils vous arrivent alors que vous avez 12 h de plus donc la nuit, ce qui peut déranger certains qui dorment avec le téléphone proche ; mais pour nous si nous nous connectons du bateau c’est juste quelques secondes pour recevoir ou envoyer , balayer du regard les messages, pas plus, car le budget communication est le plus lourd. Souvent la réponse à nos questions est : «  ben regardes Facebook , tu sauras tout… » ca on ne fait pas, car dans la journée si nous avons une connexion elle nous sert à régler l’administratif, ou échanger avec nos proches, on ne peut pas rester sur des articles longtemps… Ca nous rappelle les débuts d’internet quand tout était payant et qu’on avait un débit de 56ko.

C’est une vie de liberté avec de terribles contraintes ! On nous prédit qu’on reviendra et on ne dit pas non ; mais ponctuellement, sans nous couper de ceux qu’on aime et qui nous attendent à terre..

Il nous reste plein d’envies et de choses à découvrir, et surtout, ce qui  va nous manquer c’est les sourires et la gentillesse ; pour les Polynésiens, c’est naturel et pour les popa’as et les voyageurs, ça le devient très vite.

Ca y est le bateau est  prêt pour accueillir ses nouveaux propriétaires. 

 

ALAÏA LA SUITE…

Il est entre de bonnes mains ; nous avons passé 3 jours ensemble comme des amis de longue date. Sylvie et Jacky vont découvrir le bateau et la Polynésie petit à petit…

SAN FRANCISCO

Petite escale de 4 jours sur le chemin du retour.

Très belle ville où nous sommes sentis proches des lions de mer de Fisherman warf,

des célèbres prisonniers d’alcatraz,

des images mythiques de poursuites de voitures des films policiers américains avec les cable cars

du Golden Gate bien sûr,

de Jimmy Hendrix, Grateful Dead et Janis Joplin

et des galères des transports citadins pour des voyageurs totalement déconnectés de la ville.

Demain nous prenons l’avion pour retrouver la France, merci  de nous avoir encouragés à écrire!

 

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V
Chouette que vous ayez pris le temps du partage de ce temps béni! Tellement sympa comme expérience, j'ai l'impression de sentir l'odeur de mer et de liberté. J'aime vos sourires dans toutes les images et aussi le lumières des photos. Elles dégagent de la douceur, même celle où vous avez escaladé et que vous avez posé vos chapeaux de paille, j'ai pu imaginer qu'il ne fait pas frais mais les turquoises des eaux rendent l'horizon paradisiaque

J'ai fait un beau voyage grâce à vous, ca me donne très envie! je suis contente pour ceux qui ont pris le relais du bateau il est plein de bonne énergie.
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A
Trop chouette d'avoir pu suivre vos savoureuses péripéties !!! Bon retour, ongi etorri eta muxu
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